Guillaume de Mévius est la carte maîtresse de Mini X-raid. Le Belge a été le premier à témoigner de sa confiance à Mathieu Baumel, le navigateur quadruple vainqueur de l’épreuve victime d’un accident quelques jours après le dernier Dakar qu’ils venaient de boucler ensemble. C’est le maxi comeback de l’équipage qui avait créé la surprise en 2024 en se hissant au 2e rang du général. 

Mathieu Baumel :   « Le premier objectif qui était d’être au départ est coché. On m’avait donné un an ou deux de réhabilitation et cela s’est fait quasiment en six mois. J’ai toujours dit que je voulais revenir au Dakar. Maintenant avec le recul, je me rends compte que c’était très optimiste dès le mois de février de dire ça alors que je ne savais pas encore si j’allais avoir une, ou deux jambes, mais c’est ce qui m’a permis de me lever le matin et de garder l’espoir et la force pour travailler pour. Dans le siège, je suis assis avec une seule jambe, je peux déconnecter le bas de la prothèse, donc je n’ai pas à gérer son poids dans les trous. Une fois assis, cela ne change pas grand-chose. Par contre, une fois que l’on a des petits soucis de type crevaison, et on sait que l’on en aura, là cela devient un peu plus compliqué. On sait que l’on va perdre un peu de temps, mais on a une logique de travail qui a évolué, Guillaume en fait un peu plus ! On perd quelques dizaines de secondes et ce n’est pas ce qui va nous arrêter. Après, il y a des petits inconnus comme avec le sable. Dire que l’on vient pour gagner serait trop optimiste. Se positionner dans un Top 5 serait une belle victoire pour une reprise. Il y a le championnat aussi cette année et ce n’est pas parce que l’on est que dans les 5 au Dakar que l’on ne peut pas viser un titre de champion du monde. Ce qui est plus réalisable, et que j’espère on arrivera à faire rapidement, c’est une victoire d’étape. Ce serait ma victoire personnelle et on la doit au team. »  

Guillaume de Mévius :   « En rallye-raid, il faut savoir rouler vite, mais pas que. Avoir le meilleur copilote, certes potentiellement devoir de temps en temps perdre un peu de temps, mais faire plus attention à ne pas crever, à ne pas m’ensabler, cela peut au final être un gain plus qu’une perte. Je sais que je m’entends bien avec lui, qu’on travaille bien ensemble, qu’on a une bonne osmose et que trouver aussi bon que lui n’est pas facile, donc il y avait plus de gain que de perte à rester avec Mathieu. Donc globalement, je vais avoir une autre approche de la course qui est bonne pour le rallye-raid. Je trouve cela positif et peut-être même plus performant qu’avant. En tout cas, je n’ai pas vu cela comme une perte de temps lorsque j’ai décidé de rester avec Mathieu. »