Réaction de Neels Theric

Neels Theric remporte sa 3e journée en Rally 2, profitant à son tour des mésaventures de ses adversaires, en l’occurrence la chute de Michael Docherty. Le Français a fait un trait sur le résultat final de ce Dakar mais il pourrait bien être l’une des révélations de la 48e édition arrivé à Yanbu.

« Je me sens très bien. La journée de repos a fait du bien. Hier j’ai un peu payer le fait d’avoir un moteur avec moins de puissance, mais aujourd’hui la spéciale était très rapide dans l’ensemble, mais aussi très variée avec du sable, des cailloux, des parties sinueuses, d’autres très rapides. Je me suis régalé et j’ai réussi à rattraper les deux pilotes partis devant moi ce matin. Dans le rapide, j’ai eu la chance d’avoir le vent dans le dos. Le prologue et mon problème de pneu dans la 3 où je prends des pénalités sont rageantes, mais c’est la course, il arrive des mésaventures à tout le monde. Pour moi le général est plié mais j’essaye de performer sur chaque étape. »

Réaction de Daniel Sanders

Daniel Sanders termine 2e du jour (4’50’’) derrière Luciano Benavides qui a ouvert la piste et empoché le total de 7’28’’ de bonification du jour. Sanders perd la tête du général pour 10’’ sur son coéquipier australien. 

« Cela fait deux jours que c’est super rapide. Aujourd’hui la navigation était plus facile, il était super difficile de faire la différence. Luciano qui a ouvert a fait un super boulot. Ce n’était pas favorable pour ceux qui suivait, même le deuxième n’a pas réussi à revenir. En partant 4e, c’était difficile de reprendre du temps et chaque erreur enlevait le peu de chance de revenir devant. J’espère que les prochains jours ne seront pas aussi rapides. La première semaine a été difficile et là depuis hier a connu des vitesses élevées et une navigation plus facile, comme aujourd’hui. »

Réaction de Luciano Benavides

Luciano Benavides, qui a ouvert la piste et empoché le total de 7’28’’ de bonification du jour, s’empare de sa 3e étape en 4 jours mais aussi du général pour 10’’ sur son coéquipier Daniel Sanders. Une première dans sa carrière. KTM place deux motos en haut du classement.

« Depuis deux jours, c’est super rapide et dans ces conditions je me sens à l’aise, j’arrive à bien lire le road book et à prendre de bonnes décisions. J’ai pris beaucoup de minutes de bonus, c’est une bonne journée pour moi. »

Réaction de Sébastien Loeb

Sixième du jour (+3’02’’), Sébastien Loeb conserve ce même rang au général (+17’25’’).

« Une belle spéciale avec de tout, des pistes rapides, des dunes, c’était plutôt sympa au niveau pilotage. C’était long par contre, 480 km, ça commence à faire. On fait globalement une belle spéciale, on fait juste une erreur de nav’ sur la fin, on perd 2 ou 3 minutes je pense. Il faut éviter les erreurs comme ça. On a cravaché toute la spéciale pour aller chercher ces minutes et on les perd bêtement. Mais bon, c’est comme ça. Comme je le dis depuis un moment, on roule tous à la même vitesse quand on est à l’attaque. Il n’y a que les conditions de piste qui font la différence, et encore là sur les dernières, moins, donc c’est serré. Mais je préfère ça que de rouler dans les cailloux à 40 km/h. »

Réaction de Xavier De Soultrait

Relégué à près de trois quarts d’heure ce matin après un premier ennui mécanique hier, un accrochage dans la spéciale du jour avec Bruno Saby lui coûte quarante minutes supplémentaires. Ce soir, De Soultrait se retrouve au pied du podium à 1h25’’11

« Journée infernale. Cela fait longtemps que l’on n’avait pas roulé en fond du peloton, la piste est détruite. On a rencontré Bruno Saby avec qui on aurait aimé faire connaissance dans d’autres circonstances. On était en train de le doubler au Sentinel quand il a tourné sec à gauche. On a compris après qu’il avait raté un point et qu’il allait le rechercher. On a freiné tout ce que l’on a pu, mais on n’a pas pu l’éviter. Rencontre fortuite avec une légende. Heureusement, le Polaris est super costaud, on a réussi à le remettre sur ses roues, car il était à l’envers. Ensuite on en a payé les conséquences avec des choses qui se sont desserrées. Mais on est bon mécanos, on a fait ce qu’il fallait. On continue, on ne perd pas espoir pour le podium final. On n’a plus que deux Polaris de pointe à mettre sur le podium, c’est notre mission. Il faut arrêter le chat noir, on a payé ce qu’on devait au Dakar, maintenant on veut que du bon. »