Nani Roma, le vainqueur du Dakar 2014 en auto, se rapproche de son meilleur résultat en terminant 2e (+9’42’’). Il devance son coéquipier Mattias Elkstrom, deux Ford sont sur le podium et les Raptor ont remporté 6 spéciales sur 14 jours de course.

« Hier j’ai cassé la roue 50 mètres avant l’arrivée de la spéciale mais on a continué à croire en nos chances et on est là aujourd’hui en 2e position. Je ne peux que dire merci à l’équipe, ce n’est pas ma victoire mais celle de l’équipe. Sans eux, rien n’est possible. C’est aussi extraordinaire qu’une marque emblématique comme Ford s’implique autant en rallye-raid. On doit améliorer quelques détails, on s’est fait prendre dans l’effet yo-yo. Je n’ai pas réussi à rester dans le bon wagon, c’est pour cela que je ne suis pas totalement content de moi. Il faut féliciter Nasser pour avoir su le faire, mais aussi Mattias car avec deux Ford sur le podium, on vous donne rendez-vous l’année prochaine. »

Nasser Al Attiyah : « aller chercher le record de Peterhansel »

Nasser Al Attiyah remporte son 6e Dakar, le premier pour Dacia dès sa deuxième année de participation. Le Qatarien a égalé le record de victoires de 50 spéciales d’Ari Vatanen et Stéphane Peterhansel et se rapproche un peu plus des 8 victoires finales du Français. Son nouveau but avoué.

« On a travaillé très dur depuis l’année dernière. Je ne suis peut-être pas encore dans l’émotion, mais elle est au fond de moi. On est si content de gagner. Je pense que l’on a fait la différence le deuxième jour de la première étape marathon en prenant une avance de douze minutes. Hier aussi était important, c’est là que l’on a su que l’on avait remporté la course. C’est ma sixième victoire, je dois maintenant aller chercher le record de Peterhansel. »

Adrien Van Beveren « dans le coup tous les jours en 2e semaine »

« On dit souvent qu’un Dakar terminé est une forme de victoire, j’ai envie de m’en inspirer, mais j’ai aussi envie de dire vivement la 3e semaine. J’ai vécu une première semaine compliquée, un peu de difficulté à trouver mon rythme, où j’ai vécu des péripéties, une chute, une botte de fil de fer dans ma roue… une première semaine hyper mouvementée. La deuxième semaine a mieux commencé, les étapes ont été super solides, on en a gagné une, j’ai été dans le coup tous les jours et c’est ça que je vais retenir pour revenir en 2027. Je pense que j’avais pris un petit coup sur la tête au Portugal, reprendre la confiance après un crash comme ça a pris du temps et je pense que c’était ça aussi qui était nécessaire. »

Benjamin Melot : « voilà, c’est fait »

Benjamin Melot courait après la victoire en Original by Motul depuis 7 éditions. Par quatre fois sur le podium et la moitié du temps dauphin de la catégorie sans assistance, le Français tient aujourd’hui sa revanche. Un nouvel adversaire s’est dressé en travers de sa piste cette année en la personne de Josep Pedro, mais l’ancien mécanicien de Cyril Despres savoure à son tour les joies de la première place.

« L’année dernière j’ai marqué les gens, moi aussi d’ailleurs j’ai pris cher. Mais j’ai vraiment bossé fort pour revenir cette année en meilleure forme avec la mentalité de mettre tout jusqu’au bout. J’ai connu un Dakar en dents de scie mais j’ai réussi à faire la différence sur quelques étapes. Mais ce n’est pas de tout repos, j’en ai bien bavé. Je suis à l’aise dans les dunes, mais hier je ne sais pas pourquoi j’ai réussi à faire une belle journée dans les pierres et à prendre un écart de 9 minutes sur une spéciale qui n’était pas pour moi. Emanuel Gyenes a chuté, Josep Pedro s’est mêlé à la lutte, il ne m’a pas rendu la vie facile et j’étais stressé pas mal de matin. Je cours après ça depuis des années, voilà, c’est fait. »

Luciano Benavides : « je sentais que cela restait possible »

Luciano Benavides remporte le Dakar pour la première fois, sa première victoire aussi sur un rallye international. Le cadet des Benavides, champion du monde 2023, inscrit le nom de la fratrie argentine pour la 3e fois sur la course après les victioires de Kevin en 2021 et 2023.

« J’ai donné le meilleur de moi-même du départ à l’arrivée aujourd’hui. Je n’ai jamais cessé de rêver, je n’ai pas arrêté d’y croire. Je l’ai dit à mon entourage, je ne sais pas pourquoi, mais je sentais que cela restait possible. Dans les trois derniers kilomètres, Ricky s’est trompé de piste, j’ai pris la bonne. J’ai vu la lumière revenir, j’ai vu que c’était lui, qu’il devait faire demi-tour pour reprendre la bonne piste car c’était impossible de traverser entre les deux. J’ai vu l’opportunité et je l’ai saisi. J’avais dit à tout le monde avant le départ que ce Dakar était pour moi. Neuf ans sur le Dakar, première fois vainqueur.

On écrit l’histoire avec mon frère, il a gagné pour 43 secondes, je gagne pour 2 secondes, je pense que je le bats sur ce point ! C’est un rêve qui devient réalité. Mathématiquement, c’était impossible de battre Ricky aujourd’hui. Mais dans la liaison d’hier, je me suis dit que j’avais tout fait comme il fallait, et que je voulais finir en force. Tout arrive pour une raison, et aujourd’hui je pense que c’est un de ces jours-là. Deux secondes après deux semaines et plus 8000 km, c’est quelque chose de difficile à croire. »