Entre deux mers… L’Arabie Saoudite

ÉTAPE

​Avec le tracé de l’édition 2026, nous sommes bien sur les standardS les plus élevés, puisque le record de kilomètres à parcourir en spéciale sera quasiment égalé, sur l’époque saoudienne du Dakar. La fatigue ne sera pas épargnée aux pilotes et équipages, ni la nécessité de savoir s’exprimer sur tous les sables et tous les types de pistes. En revanche, le parti pris de réduire le nombre de bivouacs leur permettra d’être accueillis par des équipes d’assistance plus souvent reposées et opérationnelles à leur arrivée.


En même temps que la variété des exercices, c’est aussi un souci d’équilibre qui a guidé la construction du parcours. Dès lors, à la création d’une nouvelle variante des étapes marathon, avec une nuit à passer en bivouac refuge, a répondu la nécessité d’en placer une au cœur de chaque semaine de course. De même, l’alternance entre des temps forts et des possibilités de reprendre son souffle a été respectée de part et d’autre de la journée de repos. Sans chercher la symétrie absolue.

YANBU, LA FIDÈLE
Les concurrents du Dakar ont fait connaissance avec Yanbu dans la dernière séquence de l’édition 2021. Et c’est aussi à proximité de cette cité qu’avait été installé en 2023 le premier Sea Camp, adoptant le principe d’un bivouac XXL réunissant sur un même lieu toutes les populations de l’événement dans les jours précédant la course. Depuis, Yanbu a aussi accueilli l’arrivée finale du Dakar 2024. Le rendez-vous y est maintenant fixé comme point de départ d’une immense boucle, qui s’achèvera comme elle aura commencé : au son du clapotis des vaguelettes de la mer Rouge.

47 BENAVIDES Kevin (arg), Red Bull KTM Factory Racing, KTM, Moto, FIM W2RC, action during the Stage 8 of the Dakar 2023 between Al Duwadimi and Riyadh, on January 8th, 2023 in Riyadh, Saudi Arabia.

Le principe d’un bivouac XXL réunissant sur un même lieu toutes les populations de l’événement dans les jours précédant la course avait conquis tous les résidents en bord de mer Rouge en 2023, puis dans le somptueux décor d’AlUla en 2024.


Il est reconduit à côté de Bisha, une ville de 200 000 habitants située dans le quart sud-ouest de l’Arabie Saoudite, que la grande majorité des concurrents atteindront après avoir récupéré leurs véhicules au port de Jeddah.

Les retrouvailles se tiendront au tournant de l’année 2025, dont le commencement sera consacré à la finalisation des vérifications techniques et administratives ainsi qu’aux tout derniers préparatifs. Dans une atmosphère

Le Dakar 2026, qui se tiendra du 3 au 17 janvier prochains, convoquera les pilotes et équipages à Yanbu sur les rivages de la mer Rouge pour un périple dessiné en boucle sur environ 8 000 km, dont 5 000 km de secteurs chronométrés. A mi-parcours, ils bénéficieront d’une journée de repos à Riyadh, capitale d’Arabie saoudite. À l’occasion de l’ouverture des inscriptions, les grandes lignes de la 48e édition, qui donnera également le coup d’envoi de la saison du W2RC, ont été présentées par David Castera lors d’un rassemblement en Espagne à Les Comes, diffusé en multiplex aux Pays-Bas, en Italie, en République tchèque et au Chili.


YANBU-YANBU : UNE BOUCLE XXL


La connaissance fine des territoires saoudiens, où se tient le Dakar pour la septième fois consécutive, permet de dessiner un parcours qui associe esprit d’aventure et fonctionnalité logistique pour l’ensemble de la caravane : la formule d’une gigantesque boucle remplit justement ces conditions. En bord de mer Rouge, la ville de Yanbu a été choisie pour accueillir le départ et l’arrivée : six autres bivouacs seront installés au cœur des déserts du pays et à Riyadh où sera observée la journée de repos. Avec quatre étapes en boucle en cours de route, le défi de l’extrême reste intact en termes de distance et de variété de terrains pour les pilotes et copilotes… mais facilité pour les autres.

MARATHON-REFUGE : UNE NOUVELLE VARIANTE
Le principe de l’étape marathon place les concurrents face à l’exigence majeure du Dakar, à savoir la recherche de l’équilibre entre performance et endurance. Ces doubles journées qui font souvent la différence ont connu plusieurs modalités, dont la 48h chrono au programme des deux dernières éditions. En 2026, la dimension minimaliste a été conservée, l’équipement fourni à l’arrivée étant limité au combo « duvet-tente-ration » à l’occasion de deux étapes marathon-refuge : une en milieu de première semaine, l’autre en milieu de deuxième semaine.

PARCOURS DÉDOUBLÉS : SÉCURITÉ ET SPORTIVITÉ
L’expérience de la séparation des véhicules FIA et FIM a été bénéfique à plusieurs titres et sera donc reconduite sur l’édition 2026. Le format améliore la sécurité en réduisant le nombre de dépassements ; allonge la durée de pilotage en plein jour pour les autos et camions ; et récompense en tête de course autos les équipages les plus solides en navigation. Quatre étapes ont été dessinées sur ce modèle, à chaque fois regroupées en paires. Dès lors, les éventuels calculs pour tabler sur un ordre de départ tardif seront inefficaces : les minutes et secondes gagnées en j+1 seront très certainement perdues en j+2 !

STOCK : LE RETOUR DE « PETER »
L’aventure à dimension humaine, c’est aussi la promesse formulée par le Dakar depuis ses premières heures. Derrière les véhicules de pointe, il est aussi possible de se lancer sur le rallye au volant de 4×4 moins compétitifs mais capables de répondre aux exigences du désert. La catégorie des « Production », ouverte à des autos proches de la série, connaît actuellement une mutation. Le règlement autorise maintenant quelques modifications permettant de gagner en performance. La nouvelle donne a attiré le constructeur britannique Land Rover qui engagera trois Defender sur le Dakar 2026. Il n’en fallait pas moins pour séduire le recordman des victoires Stéphane Peterhansel, engagé avec Rokas Baciuska et Sara Price comme coéquipiers. Les Toyota ne seront plus seules dans la catégorie.

DAKAR CLASSIC : TOUJOURS PLUS LONG
Les passionnés du Dakar et de son histoire ont très vite répondu à l’appel du Dakar Classic. La course de régularité née en 2021 réunit maintenant ses habitués, experts de la discipline et des véhicules historiques, tout comme des nouveaux venus qui s’engagent sur un coup de cœur ou un coup de tête. Les autos et camions des années 80, 90 et maintenant immatriculés jusqu’en 2005 sont admis aux candidatures d’inscription, dans des catégories qui correspondent aux capacités techniques du véhicule ainsi que de l’équipage. L’épreuve gagnera encore en difficulté en 2026, avec une nouvelle distance record en spéciale, atteignant maintenant 4 500 km.

SAUDI NEXT GEN : ACTE II
Hasard ou coïncidence, c’est l’année où a été créée l’académie Saudi Next Gen, accueillant les pilotes les plus prometteurs du pays, que le plus performant de leurs modèles, Yazeed Al Rahji, a atteint la consécration en s’imposant sur le Dakar. En janvier dernier, deux équipages ont été récompensés au terme de leur immersion de cinq jours sur les pistes et le bivouac du rallye. Hamza Bakhashab comme Abdullah Alsheqawi, respectivement âgés de 21 ans et de 27 ans, ont gagné leur engagement sur le Dakar et feront leur entrée dans la compétition officielle. Bien que débutants, ils auront l’occasion de donner quelques conseils aux cinq équipages « stagiaires » qui tenteront de suivre leurs traces pendant la deuxième édition.

MISSION 1000 : LE LABO DU DÉSERT
Le challenge Mission 1000 donne l’opportunité à des véhicules de confronter leurs technologies alternatives innovantes aux terrains du Dakar, en se lançant chaque jour sur des parcours aux distances adaptées à leur potentiel actuel. Avec le même esprit de laboratoire en plein désert, le challenge se poursuit en 2026 et s’apprête à accueillir pour une troisième édition davantage de projets capables de dessiner l’avenir du rallye-raid.