
| Sainz et Canet mettent l’Espagne a l’honneur |
| L’étape 3 a emmené la caravane de la course jusqu’aux dunes de Merzouga. Une journée à double face pour les Dacia dont tous les espoirs ne reposaient plus que sur Lucas Moraes après les déboires mécaniques de Sébastien Loeb et Nasser Al Attiyah. Leader hier, le champion du monde brésilien est parti à la faute.Chez les motos, Luciano Benavides (Red Bull KTM Factory Racing) remporte l’étape, 1’58 » devant Tosha Schareina (Monster Energy Honda HRC) et 2’01 » devant «Nacho» Cornejo (Hero MotoSport). Au général, KTM truste le podium avec Edgar Canet, 1’25 » devant le vainqueur du jour et 1’30 » devant Daniel Sanders. Chez les autos, Sébastien Loeb (The Dacia Sandriders) s’impose devant Carlos Sainz (Ford Racing) et Seth Quintero (Toyota Gazoo Racing W2RC). Au général, Sainz est le nouveau leader, devant Quintero (+3’20 ») et l’autre Ford de Nani Roma (+6’18 »).En camions, Mitchel Van Den Brink triple la mise. Le Néerlandais augmente sa marge au général.En Classic, le Marocain Ali Oubassidi (La Compagnie Saharienne) a remporté une deuxième journée d’affilée. Le pilote de Merzouga s’est envolé au général.Demain, l’étape 4 sera plus longue pour les concurrents FIA. Les motos disputeront 453 km dont 321 km de spéciale, les autos 516 km dont 384 km chronomètrés. |
| DÉCLARATIONS |
| Luciano Benavides (Red Bull KTM Factory Racing) |
| «Hier, je me sentais vraiment mal physiquement et je n’étais même pas sûr de pouvoir continuer. Mais aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je ne suis pas à 100 %, mais il faut repartir à zéro et se rappeler que tout est possible. On verra bien comment ça se passe demain.» |
| Edgar Canet (Red Bull KTM Factory Racing) |
| «Je suis super content. Le résultat d’aujourd’hui n’est pas le fruit des derniers jours, mais du travail que j’ai fourni depuis mes débuts en rallye. J’ai travaillé tous les aspects : techniques, physiques, mentaux, tous les aspects.» |
| Ignacio Cornejo (Hero MotoSports) |
| «Oui, je suis plutôt content. On est enfin là où on voulait être. On a travaillé très dur et je pense que toutes les mesures qu’on a prises allaient dans la bonne direction. Hier, j’ai commis une grosse erreur et j’ai donc pris le départ aujourd’hui avec un retard important, mais parfois ça peut bien se passer. À plusieurs reprises aujourd’hui, je ne voyais qu’une seule trace devant moi, mais j’ai fait confiance à mon sens de l’orientation et ça a porté ses fruits.» |
| Sébastien Loeb (The Dacia Sandriders) |
| «Ça s’est bien passé pour moi aujourd’hui. C’est la première journée depuis le début du rallye où j’ai réussi un parcours sans faute. J’ai commis une petite erreur de navigation, mais nous avons pu la corriger très rapidement. C’était vraiment très délicat : difficile pour les voitures et difficile pour nous.» |
| Tosha Schareina (Monster Energy Honda HRC) |
| «J’aimerais pouvoir dire que c’est pour des raisons physiques que je n’étais pas en tête ces derniers jours, juste pour avoir une excuse. On a modifié beaucoup de choses pour essayer de trouver la solution et on a enfin retrouvé le rythme. Je suis content de cela, même si je suis déçu de ces premiers jours. Mais c’est ça la course, c’est ça le rallye, et tout peut arriver jusqu’à la fin. Il reste encore deux jours.» |
| Henk Lategan (Toyota Gazoo Racing W2RC) |
| «Ce n’était pas une bonne journée pour nous. C’était vraiment difficile d’ouvrir la piste. Ça se passait bien, puis on s’est un peu perdus et c’est devenu délicat, car on voyait que les motos avaient tourné dans la zone dans tous les sens à la recherche de la piste. Ensuite, les autres pilotes nous ont rattrapés, on a crevé et on s’est encore perdus. Et puis, à la fin, on a vu que Lucas (Moraes) avait eu un accident. Ce n’est jamais agréable de voir une voiture sur le toit dans un passage à grande vitesse, même s’ils s’en sont sortis indemnes.» |
| Seth Quintero (Toyota Gazoo Racing W2RC) |
| «Ce n’est tout simplement pas mon meilleur rallye jusqu’à présent. J’ai commis quelques erreurs de navigation. J’ai rattrapé Nani (Roma) dans les dunes, j’ai crevé, je l’ai rattrapé à nouveau, puis je suis resté derrière lui pendant environ 250 km. On est en quelque sorte en mode survie.» |
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| RADIO BIVOUAC : MOTO BOLLYWOOD |
| Shlok Ghorpade : avait 6 ans et était en visite à Mumbai avec sa mère lorsqu’ils sont littéralement tombés par hasard sur une course de motocross. Shlok ignorait que cela existait, tout comme sa mère, mais il a été immédiatement et totalement conquis. Après trois ans à les harceler, il a finalement convaincu ses parents de lui acheter une moto et, peu après, il a participé à sa première course. «Mes parents n’avaient aucune expérience dans les sports mécaniques et la culture de la course de moto n’est pas très répandue en Inde, il a donc fallu beaucoup les convaincre, mais ils ont fini par céder. Et je dois dire que depuis lors, ils m’ont soutenu à 100 %.» Une attitude qui a rapidement porté ses fruits. Aujourd’hui, à seulement 18 ans, il affiche un palmarès dont la plupart de ses concurrents ne peuvent que rêver : sept fois champion national indien de supercross, plus jeune champion INSC de dirt track de l’histoire, et meilleur pilote national de l’Indian Supercross Racing League 2025. De plus, il participe à l’équivalent indien du rallye-raid, qui se déroule généralement sur des parcours balisés de 100 km. C’est là qu’il a croisé le chemin de l’équipe Hero Rally. En début d’année, il leur a envoyé un e-mail pour leur demander s’il y avait des places disponibles. Ils n’ont pas dit oui tout de suite, mais ils l’ont encouragé à ne pas signer avec quelqu’un d’autre. Puis est venue l’offre de faire un essai sur la moto de rallye 450 en avril, aux côtés des autres membres de l’équipe. À peine quelques mois plus tard, il se retrouve au Rallye OLA Energy du Maroc. «C’est sûr, ça ne ressemble à rien de ce que j’ai fait auparavant. Je viens du motocross, donc j’ai envie de foncer à fond, mais ce n’est clairement pas la solution ici. Et puis il y a les dunes, sur lesquelles je n’ai pratiquement jamais roulé auparavant. Hier, j’ai grillé l’embrayage dans le sable, ce qui n’était franchement pas génial. J’avoue qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises de me demander : Mais qu’est-ce que je fais ici ? , surtout pendant la longue liaison routière de la première étape ! Mais l’équipe est super sympa avec moi et me soutient énormément. C’est une expérience incroyable d’être avec eux ici, au cœur du désert marocain. Parfois, je dois me pincer pour y croire, ça semble tellement irréel.» |
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| MAROC RACING |
| Ali Oubassidi est en train de se faire un nom dans le monde de l’historic. Vainqueur hier de la 2e étape du Rallye OLA Energy du Maroc Classic, l’originaire de Merzouga s’est emparé des commandes du général au nez et à la barbe des spécialistes. Ali fait cette semaine ses premiers pas dans le monde de la régularité après avoir remporté la catégorie Open au général l’an passé au volant d’un SSV. |
| Sur le Dakar en janvier dernier, un nouveau type d’épreuve a fait son apparition. En plus des épreuves de régularité (RT) pures où il faut respecter une vitesse moyenne idéale entre deux points donnés, et des épreuves de navigation (NT) où il faut trouver des points comme lors d’une chasse aux trésors, les Dune Tests (DT) ont fait leur apparition. Il s’agit de rallier des points dans une section de dunes en faisant le moins de kilomètres possible entre eux. En clair, de tirer au plus droit. Deux DT étaient au programme de la première édition du Classic cette semaine. Ali y a pris l’ascendant hier avant de remporter sa première épreuve de régularité. Aujourd’hui, il a réalisé une journée imparable, à l’aise et quasiment gagnant de tous les tests. De quoi asseoir un peu plus sa position au général… comme sur un tapis volant. Son navigateur Lucas Delmas-Marsalet est lui sur un petit nuage : «On a passé une journée magnifique hier. On est partis sans pression. La partie de 20 km dans Chegaga présentait des dunes de taille moyenne. J’ai compris dès leur entrée qu’on allait vivre un exercice différent des autres. Ali choisit ses propres traces et ne suis pas les traces faites par les autres. Tout en douceur, tout en compréhension des dunes, les unes après autres, jamais en force. C’est hallucinant de voir que quand on associe un véhicule franchisseur à un connaisseur du désert, tout parait facile. On est partis 13e le matin, derrière les catégories de vitesses supérieures, et on est sortis premiers des dunes. Chaque way point, on trouvait de moins en moins de traces, jusqu’à la moitié des dunes où on était tout seuls. Cela nous a permis de sortir devant. Ensuite, le test de navigation que l’on a ouvert était très difficile. On était ravi d’avoir aussi remporté cet exercice pas facile. La voiture a gagné au Dakar une journée, une autre au Maroc, on verra où cela nous mènera. Mais dans les dunes, j’ai pris mon pied à côté d’Ali. J’ai un peu l’habitude de cette place pour former nos clients à cet exercice au Maroc, mais là, j’ai vécu une démonstration absolue. J’ai regretté de ne pas avoir de caméra dans la voiture». L’équipage franco-marocain ne se fait pas encore de film, mais quand Ali Oubassidi s’engage dans les dunes, il n’y a pas photo ! |
| LE RALLYE OLA ENERGY DU MAROC ET MOI |
| Noa Sainct |
| Le Rallye du Maroc est la course où Noa Sainct a fait ses débuts en W2RC l’an dernier. Vainqueur en Rally3, le Français de 22 ans est revenu cette année en tant que pilote Rally2, à nouveau une première pour lui sur le mondial. Son changement de catégorie implique aussi un changement de monture, troquant sa KTM 450 EXC-F pour la KTM 450 Rally Replica. Toujours avec la même équipe, Nomade Racing, où il a trouvé sa «famille» dans la discipline. Le fils de Richard Sainct a été contraint de faire demi-tour hier, blessé à la main la veille, et n’est pas reparti ce matin. |
| Mon premier Rallye du Maroc «Mes débuts en championnat du monde de rallye-raid, l’an dernier. C’est un excellent souvenir ! J’ai vécu un peu de tout durant la course. J’étais devant en Rally3, puis il y a un jour où j’ai perdu gros, j’ai cramé un bib mousse et lâché plus de deux heures… J’ai réussi à rattraper le temps perdu sur les trois jours restants. Ça s’est joué à pas grand-chose à la fin mais j’ai finalement pu gagner en Rally3, donc c’est un super souvenir.» |
| Ma participation cette année «Je change de catégorie, c’est le plus gros challenge. La moto n’a rien à voir. La nouvelle est tout aussi maniable que la moto d’enduro, mais elle va plus vite, elle est plus stable, et il y a beaucoup plus de confort. C’est un peu mon premier test avec « les grands ». Le but était de se faire plaisir, de rouler comme je sais le faire. Je suis entouré par la famille Nomade, je n’ai besoin de m’occuper de rien, ils ont une expérience de fou… Je ne pouvais pas rêver mieux, c’est dommage de ne pas pouvoir aller au bout cette année.» |
| L’ETAPE DE DEMAIN VUE PAR MARC COMA : «LAISSER UNE BELLE SAVEUR EN BOUCHE» |
| «C’est l’étape la plus belle de la course qui devrait laisser une belle saveur en bouche aux concurrents au retour au bivouac. C’est à nouveau assez roulant, il y a encore de la navigation et encore des dunes. C’est le jour où les FIA ont plus de kilomètres et plus de dunes aussi. C’est une spéciale où le plaisir de pilotage sera au rendez-vous.» |
| PROGRAMME |
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| – vendredi 2 octobre : étape 4 – Zagora-Zagora (total : 516 km FIA – 453 km FIM / spéciale : 384 km FIA – 321 km FIM) |
| – samedi 3 octobre : étape 5 – Zagora-Zagora (total : 357 km / spéciale : 259 km) |
| 18h : conférence de presse d’après course19h30 : cérémonie de remise des prix (bivouac Zagora) |



