| Arrivée en rangs serrés a Zagora |
L’étape 1 entre Agadir et Zagora, la plus longue de la semaine (636 km dont 268 km de spéciale), mais pas la plus corsée, a déjà réservée son lot de rebondissements, notamment chez les autos où le tenant du titre Sébastien Loeb a été stoppé par sa mécanique dans les dunes de Chegaga.Chez les motos, Ricky Brabec (Monster Energy Honda HRC) l’emporte devant les trois KTM officielles et signe sa 14e victoire sur le championnat. L’Américain a 23 » d’avance au général sur Daniel Sanders et 44 » sur Edgar Canet.En autos, Joao Ferreira (Toyota Gazoo Racing W2RC) s’impose pour 3 » sur Lucas Moraes (The Dacia Sandriders) et 16 » sur Matthieu Serradori (Century Factory Racing). En camion, Mitchel Van Den Brink (De Rooy) a pris le premier round face au poids lourd Martin Macik (MM Technology).En Classic, Taz Harvey a fait la différence avec son Nissan Terrano dans le dernier test de navigation. L’Américain prend les commandes du Rallye OLA Energy du Maroc Classic juste devant la Porsche de Juan Morera, ex vainqueur du Dakar Classic.Arrivée en rangs serrés a Zagora L’Américain a 23 » d’avance au général sur Daniel Sanders et 44 » sur Edgar Canet.En autos, Joao Ferreira (Toyota Gazoo Racing W2RC) s’impose pour 3 » sur Lucas Moraes (The Dacia Sandriders) et 16 » sur Matthieu Serradori (Century Factory Racing). En camion, Mitchel Van Den Brink (De Rooy) a pris le premier round face au poids lourd Martin Macik (MM Technology).En Classic, Taz Harvey a fait la différence avec son Nissan Terrano dans le dernier test de navigation. L’Américain prend les commandes du Rallye OLA Energy du Maroc Classic juste devant la Porsche de Juan Morera, ex vainqueur du Dakar Classic. |
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| DÉCLARATION |
| Daniel Sanders (Red Bull KTM Factory Racing) |
| «Une spéciale très rapide, on a roulé à fond toute la journée. On savait que le parcours jusqu’ici serait plutôt rectiligne. J’ai vu au ravitaillement que nous étions tous très serrés et qu’il ne valait pas la peine de prendre de gros risques. J’espère que demain sera un peu plus technique, avec davantage de navigation. J’ai terminé deuxième aujourd’hui, à quelques secondes derrière Ricky, puis mes coéquipiers juste derrière, donc tout va bien.» |
| Edgar Canet (Red Bull KTM Factory Racing) |
| «Une 4e place, mais à très peu de choses des autres, c’est un bon résultat. Une étape solide. J’ai terminé à 1 minute 40 de Ricky, donc demain je vais partir 9 minutes derrière lui. D’un point de vue stratégique, ça a bien fonctionné. Ce n’est pas que j’ai vraiment fait le calcul. Pour être honnête, plus je calcule, moins ça marche. Pour moi, il suffit de mettre les gaz !» |
| Ricky Brabec (Monster Energy Honda HRC), vainqueur à moto. |
| «La spéciale était bien, une journée rapide. On a passé une grande partie du temps dans la poussière, mais le terrain était varié : rochers, sable, lit de rivière. Ce n’est que le premier jour, alors continuons à tout donner.» |
| Martim Ventura (Monster Energy Honda HRC), vainqueur Rally2. |
| «J’étais en pleine forme au début, je n’ai pris aucun risque, tout se passait bien. Puis, après le ravitaillement, j’ai commis quelques erreurs de navigation. Dans l’ensemble, je suis satisfait de cette journée et nous allons nous appuyer là-dessus pour la suite de la course.» |
| Matthieu Serradori (Century Racing Factory) |
| «On fait une super journée. On avait une excellente position de départ, mais malgré tout il fallait y mettre de l’engagement car c’était rapide et qu’il y avait moyen de partir à la faute un peu partout. On a fait l’effort dans les dunes où on a vraiment attaqué. Je double Variawa, Goczal et Al Rajhi. J’ai mis un peu de rythme ! Demain on va s’accrocher et faire le job. Nasser qui est parti devant aujourd’hui ne prend que quatre minutei. Ce n’est pas très cher payé pour partir demain en très bonne position. A nous de faire pareil. On est là pour progresser, tester les évolutions sur l’auto qui sont pertinentes. On est plus rapide que sur le Dakar, ça c’est sûr.» |
| RADIO BIVOUAC : LA NAISSANCE DES « BABY ULTIMATE » |
| South Racing fait son grand retour en catégorie Challenger sur le Rallye OLA Energy du Maroc. Quatre nouveaux Maverick R Challenger aux habitacles fermés comme des autos sont engagés, répartis sous les tentes de South Racing et QMMF. Scott Abraham les compare à des bébés Ultimate. Le préparateur BBR, leader cette saison en Challenger, ne s’est pas laissé surprendre. Loïc Bonnevie s’est associé à Century Racing pour créer l’Odyssey CRX, un autre Challenger à habitacle fermé qui fait ses débuts cette semaine. |
| Scott Abraham (South Racing) : |
| «Après avoir remporté quatre fois le championnat du monde et trois fois le Dakar en Challenger, nous nous sommes concentrés sur la catégorie SSV ces 18 derniers mois. D’un côté, cela a été un véritable succès, et de l’autre, nos clients nous ont demandé de revenir dans la catégorie Challenger. Nous avons donc développé un véhicule doté d’une carrosserie entièrement en fibre de carbone et d’un habitacle fermé, en mettant l’accent sur le confort du pilote et l’ergonomie, notamment grâce aux nouveaux sièges 2027. Nous avons quatre voitures ici et 15 autres sont en cours de construction en ce moment. La taille de la Maverick R rappelle les anciens véhicules T1 d’avant la catégorie Ultimate. Je pense que cela lui confère un positionnement clairement distinct de celui des SSV tout en conservant l’ADN de Can-Am. L’un des principaux arguments de vente réside dans le coût d’exploitation de ces véhicules qui, à l’exception de la carrosserie en fibre de carbone, sera identique à celui de la catégorie SSV, donc nettement inférieur à ceux des prototypes classiques. De plus, l’avantage pour chaque client est que, où qu’il se trouve dans le monde, il peut se rendre chez un concessionnaire du réseau BRP pour acheter des pièces de rechange. Cela nous confère une portée mondiale.» |
| Loïc Bonnevie (Odyssey Academy by BBR) : |
| «Cela fait un an et demi que l’on développe le projet d’intégrer la mécanique Can-Am Maverick R dans un vrai châssis de Challenger. En parallèle, on discutait depuis trois ans avec Century Racing pour trouver un partenariat avec une écurie Ultimate, une passerelle qui existe dans toutes les autres disciplines du motorsport. Nous avions déjà le design de la carrosserie, mais c’est Century qui a fait toute la partie implantation technique et fabrication. Ensemble, on a aussi revu la géométrie, les trains roulant et l’ergonomie de la voiture. On l’a pensé comme une petite Ultimate, facile à maintenir pour faire baisser les coûts d’exploitation. On l’a voulu attirante et accessible pour le gentleman driver. La grosse nouveauté, c’est la palette au volant combinée à un levier électrique de l’école du T1+. On a donc deux façons de passer les vitesses en simultané, c’est une première. On a recréé l’environnement d’un T1+ et je pense que c’est une alternative pour débuter avec une vraie voiture abordable. Cette semaine est la dernière phase de développement, on vient se confronter pour préparer le Dakar avec pour objectif d’emmener six voitures. L’un des deux véhicules est confié à Daniel Schroder, un pilote T1+ expérimenté, l’autre à Rodriguo Varela qui roule fort en Maverick R au Brésil.» |
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| MAROC RACING |
| Ibrahim Abbad Andaloussi est un homme très occupé. Âgé de 37 ans et résidant à Fès, il est père de trois enfants âgés de 5 à 15 ans. Il dirige également sa propre entreprise de conseil spécialisée dans les centres d’appels et l’informatique. Et comme si cela ne suffisait pas, il a récemment décidé de se lancer dans la production laitière et s’occupe actuellement de 12 vaches laitières. Et pourtant, contre toute attente, il trouve encore du temps pour sa grande passion : la course moto tout-terrain. Pilote amateur passionné de motocross, il a participé pendant cinq ans au championnat national marocain, avant de consacrer à présent beaucoup de temps et d’énergie à promouvoir le rallye-raid au sein de la fédération nationale marocaine. Membre du jury de la FIM cette semaine sur le Rallye OLA Energie du Maroc, il estime qu’il existe actuellement un vivier d’environ 50 pilotes participant activement aux épreuves nationales. «Évidemment, passer de là à la participation à des épreuves internationales représente un grand pas, mais les organisateurs et le président de la fédération marocaine Said El Mejjad font de leur mieux pour aider.» Les organisateurs proposent des frais d’inscription avantageux, tandis que la fédération en partenariat avec Pro Dunes offrent des stages gratuits de navigation et de pilotage. Et les efforts d’Ibrahim et de la fédération semblent porter leurs fruits. «Il y a deux ans, nous n’avions qu’un seul motard marocain au Rallye du Maroc. Cette année, nous en avons deux. L’année prochaine, grâce aux stages et à Pro Dunes, notre objectif est d’aligner un total de six pilotes, dont deux pilotes féminines (une à moto, une en quad) pour la première fois au Maroc.» On dirait bien qu’Ibrahim n’aura plus beaucoup de temps libre dans un avenir proche ! |
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| UNE HISTOIRE CLASSIQUE ? |
| Bien qu’habituées aux courses dans le désert, Helen Tait-Wright et Marcella Kirk ont découvert pour la première fois les épreuves de régularité lors du Dakar Classic de cette année. Au volant de leur fidèle Land Rover, elles sont devenues le tout premier équipage britannique entièrement féminin à prendre le départ et à terminer ce mythique rallye dans le désert. Dire qu’elles ont été séduites par cette expérience serait un euphémisme, mais, ne pouvant pas se libérer suffisamment pour participer à l’édition 2027 et animées par un amour profond pour le Maroc, elles ont plutôt opté pour une épreuve plus concentrée de 6 jours : le Rallye OLA Energy du Maroc Classic. Sauf qu’elles ont failli ne pas se présenter sur la ligne de départ… |
| «Lors du shakedown, nous avons remarqué que notre embrayage était en fin de vie. Felix, notre mécanicien, a donc décidé de le démonter pour y jeter un œil. Ce qu’il a découvert n’était pas rassurant, et il a fallu se dépêcher de trouver une pièce de rechange et de la monter à temps pour disputer le prologue». Par chance, nous avons réussi à en dénicher un au garage d’Ali Nasser à Zagora, et il l’a expédié à Agadir en taxi, ce qui en a sans doute fait l’embrayage le plus cher de tout le royaume. Pendant la nuit, Félix et le reste de notre équipe ont travaillé d’arrache-pied pour installer le nouvel embrayage, et nous avons finalement rejoint la ligne de départ avec littéralement quelques minutes d’avance. Le seul problème, c’est que normalement, notre voiture devrait être équipée d’un volant d’inertie à masse unique, alors que celui que nous avons monté, faute de choix, est à double masse. Cela rend le fonctionnement de l’embrayage un peu saccadé, mais l’essentiel, c’est que cela nous permette d’arriver au bout. Jusqu’ici, tout va bien, puisque nous avons franchi la première spéciale. Notre performance a été légèrement gâchée par le fait que nous ayons décroché la distinction douteuse d’avoir eu la première crevaison du rallye, mais nous avons vraiment apprécié le terrain. Le Maroc est mon paradis et j’adore être ici.» |
| LE RALLYE OLA ENERGY DU MAROC ET MOI |
| Cristina Gutiérrez |
| Top 10 l’an passé avec Dacia, Cristina Guttiérez se présente aux couleurs espagnoles de Santana avec Marc Sola, toujours en Ultimate. C’est leur première apparition en championnat du monde, la 6e pour Cristina sur le Rallye OLA Energy du Maroc. |
| Ta première fois ici… «J’ai couru ici la première fois en 2021 avec le OT3 en T3 après l’Andalucía Rally. C’est aussi ici que j’ai fait mes débuts avec Dacia et c’est un super souvenir car j’ai découvert que je pouvais être compétitive en Ultimate.» |
| Ta nouvelle participation… «Cette année, c’est encore une première fois puisque je vais faire mes débuts en championnat du monde avec Santana, une nouvelle équipe et un nouveau copilote. Je suis réaliste, c’est un nouveau projet, nous devons tout mettre ne place. Nous savons que la voiture, qui est une base de Century, est compétitive pour l’avoir vu plusieurs fois bien placée avec Serradori. Mais pour nous il va s’agir de tout mettre en place et cette course est la meilleure qui soit pour cela en vue du Dakar.» |
| L’ETAPE DE DEMAIN VUE PAR MARC COMA : «UNE DES ETAPES LES PLUS DURS DE L’HISTOIRE DU RALLYE DU MAROC» |
| «L’étape 2 devrait être une des étapes les plus durs de l’histoire du Rallye du Maroc. En termes de kilomètres, on est autour des 300 kilomètres, ce qui n’est pas exceptionnel. Par contre, il y a des passages techniques avec du trial, des cailloux, un bon morceau de dunes, du hors-piste, pour finir à nouveau avec des cailloux et des parties trialisantes. Les rookies doivent vraiment réussir à passer le cap de la première étape sans encombre pour être prêt à rentrer dans le vif du sujet dans cette étape.» |



