| Les espoirs d’Al Attiyah s’envolent |
| Marc Coma avait prévenu : l’étape 2 en boucle autour de Zagora serait «l’une des plus dures de l’histoire du Rallye OLA Energy du Maroc». Elle était partie pour sourire à Nasser Al Attiyah, le recordman de victoire sur la course… dont la Dacia s’est arrêtée à 10 km de l’arrivée. Après Sébastien Loeb hier, c’est donc au tour des espoirs d’Al Attiyah de s’envoler aujourd’hui. Dacia se console avec Lucas Moraes, nouveau leader du général.Chez les motos, Daniel Sanders (Red Bull KTM Factory Racing) remporte l’étape, 3’04 » devant Ricky Brabec (Monster Energy Honda HRC) et 3’34 » devant son coéquipier Edgar Canet. On les retrouve dans cet ordre au général avec un avantage de 2’54 » pour l’Australien sur l’Américain et de 4’07 » sur l’Espagnol.Chez les autos, c’est Henk Lategan (Toyota Gazoo Racing W2RC) qui s’impose devant les Ford Raptor d’Eryk Goczal et de Carlos Sainz. Au général, Lucas Moraes s’empare des commandes, seulement 28 » devant Lategan et 2’43 » devant Sainz. Dacia, Toyota et Ford sont à la lutte.En camions, Mitchel Van Den Brink double la mise, et avec la manière. Le Néerlandais a relégué tous ses poursuivants à plus de 22 minutes. Il a désormais plus de 37 minutes d’avance au général sur Martin Macik.En Classic, le Marocain Ali Oubassidi (La Compagnie Saharienne) a créé la surprise en remportant la journée. L’originaire de Merzouga s’empare du général.Demain, l’étape 3 de 592 km, dont 364 km spéciale, va emmener la caravane jusque dans les dunes de Merzouga. |
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| DÉCLARATION |
| Daniel Sanders (Red Bull KTM Factory Racing) |
| «J’ai chuté au début et j’ai perdu un peu de temps, peut-être une minute. J’ai rattrapé Ricky et j’ai essayé de prendre de l’avance pour l’empêcher de remporter les bonus. Parfois ça marche, parfois non… J’ai hâte de prendre le départ demain et de courir à mon rythme.» |
| Edgar Canet (Red Bull KTM Factory Racing) |
| «Je suis parti en troisième position aujourd’hui, j’ai tout donné toute la journée, en restant dans le sillage les deux pilotes devant moi. J’ai mis toutes mes forces pour essayer de les rattraper, pour apprendre d’eux et, bien sûr, pour décrocher les bonus avec eux. On verra si j’y parviendrai demain !» |
| Ricky Brabec (Monster Energy Honda HRC) |
| «Sanders ne m’a rattrapé qu’aux alentours du km 94, mais non, ça a été une journée difficile avec beaucoup plus de dunes. Après ça, on a roulé ensemble. C’était vraiment exigeant, comme prévu. En ce qui concerne les résultats, on est toujours dans la course et il reste encore trois jours.» |
| Martim Ventura (Monster Energy Honda HRC) |
| «Deux journées sympas, mais très difficiles à rouler avec ces gars-là en tête. Je suis très content, mais très fatigué. Je ne me concentre pas sur les résultats, ni sur le Rally2 ni sur le classement général, je cherche simplement à rouler du mieux que je peux, et on verra les résultats à la fin de la course.» |
| Michael Docherty (Hero MotoSports) |
| «Ça a été une bonne journée pour moi aujourd’hui. À un moment donné, j’étais vraiment tout près de la tête. Je cherchais juste à voir combien de temps je pourrais tenir ce rythme. Jusqu’aux 40 derniers kilomètres, ça allait, puis j’étais cuit. Pour garder cette vitesse, j’ai juste besoin de passer plus de temps sur la moto. Je n’ai roulé que 14 fois depuis ma blessure. Je suis super content d’être ici avec cette équipe. C’est un groupe formidable et ils travaillent très dur pour que la moto soit parfaite pour moi.» |
| Henk Lategan (Toyota Gazoo Racing W2RC) |
| « C’était une journée très difficile où l’on a eu droit à tout. Surtout des cailloux, je dois l’avouer, c’était vraiment facile de crever, facile de se perdre aussi. Un vrai mélange de différents terrains qui étaient durs, des sections dans des lits de rivière éprouvantes pour l’auto. Les dunes aussi étaient difficiles, très molles. Toute la spéciale était dure, un vrai challenge pour la voiture, pour nous, pour la navigation. Vraiment une journée difficile. Au point stop pour les pneus, on a pu prendre des informations et on a su que Nasser (Al Attiyah) était derrière nous. On a essayé de gérer cela pour partir deuxième demain, mais il s’est arrêté, je ne sais pas ce qui lui est arrivé. On va devoir ouvrir la spéciale demain ; ce n’était pas exactement le plan, mais après les ennuis d’hier, on a pu attaquer aujourd’hui. » |
| Nasser Al Attiyah (The Dacia Sandriders) |
| «Je pense que l’on a cassé quelque chose entre la transmission et l’embrayage. À partir de là, la voiture n’avançait plus. On a attendu que Séb (Loeb) passe pour nous aider à rallier l’arrivée. Il reste trois jours de course, on va donner le maximum pour le championnat maintenant.» |
| RADIO BIVOUAC : LES RENARDS ARCTIQUES |
| En vous promenant dans le bivouac du Rallye OLA Energy du Maroc, vous pouvez croiser bon nombre de champions du monde, mais rares sont ceux qui affichent un palmarès aussi impressionnant que celui de Kari Tiainen. Sept fois champion du monde d’enduro entre 1990 et 2000, il a mené en parallèle une carrière dans le rallye-raid, débutant au Dakar sur une Husqvarna avant de rejoindre l’équipe d’usine KTM. Bien qu’il ait remporté au total trois victoires d’étape, la chance, et peut-être aussi sa vitesse, lui ont joué des tours au classement général, son meilleur résultat étant une 5e place en 2000. Partant parmi les favoris en 2002, son rallye s’est terminé prématurément lorsqu’il s’est cassé un bras et une clavicule dans les dunes mauritaniennes. |
| Bien qu’il se soit ensuite éloigné de la compétition, Kari n’a jamais abandonné la moto tout-terrain : il a ensuite dirigé l’équipe d’enduro de KTM, avant d’occuper le poste de directeur sportif de l’équipe de rallye Speedbrain. Installé définitivement en Espagne, ce Finlandais s’est également lancé dans le tourisme à moto, organisant des circuits enduro tant en Espagne qu’au Maroc (Exdreames.com). Et c’est à l’initiative de ses clients qu’il se retrouve de nouveau dans un bivouac de rallye-raid au Maroc. «Quelques amis m’ont demandé si je pouvais leur organiser un séjour de course au Maroc et, pour moi, le choix logique s’est porté sur le Rallye OLA Energy du Maroc. Bien sûr, il existe d’autres options, mais ce qui m’a orienté vers Marc Coma et l’épreuve organisée par Pro Dunes, c’est sa couverture de sécurité inégalée. Aucun autre rallye nord-africain ne dispose de 4 hélicoptères et de 7 ambulances 4×4 sur la piste. Bien sûr, on espère toujours ne pas en avoir besoin, mais je ne me sentirais pas à l’aise d’emmener des gens à une épreuve qui ne soit pas irréprochable à cet égard.» Après la deuxième étape, et malgré quelques mésaventures, ses deux pilotes de l’équipe Arctic Foxes, Atte Kukkonen et Jake Vainio, étaient toujours en course. Conscient que plusieurs de ses clients finlandais et américains souhaitent également passer du tourisme à la compétition, Kari envisage de faire du Rallye OLA Energy du Maroc un rendez-vous annuel de son calendrier de circuits. |
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| MAROC RACING |
| Le concours de jeunes mécaniciens du Maroc est lancé depuis hier soir au bivouac de Zagora. Les trois jeunes nationaux de moins de 23 ans sont intégrés à leurs équipes professionnelles. Abdellatif Ajbou, 22 ans et déjà mécanicien à Zagora, a rejoint l’équipe Toyota Land Cruiser Auto Body engagée en catégorie Stock avec notamment le Saoudien Yasir Seaidan. Ismael Elmiloudi et Driss Malti, deux étudiants de Casablanca, ont intégré les rangs de MD Rallye pour le premier, et de BBR Motorsport pour Driss. Et ça a démarré fort pour l’enduriste de 20 ans qui a passé une première nuit blanche : «Je suis en 3e année d’études de commerce, mais j’ai toujours été passionné par la mécanique. J’ai appris sur le tard, les vidéos YouTube aussi. Cet été, j’ai fait un petit stage dans un garage automobile. Là, ce n’est plus la mécanique du dimanche où l’on peut se permettre de ne pas finir. On a des objectifs et il faut les atteindre, cocher toutes les cases. Hier soir, on avait un joint spi d’embrayage à changer et on a dû désacoupler le moteur en plus de faire l’entretien classique. Tout m’a impressionné, j’étais comme un enfant qui lit son livre préféré. Je n’ai pas vu la nuit passer !». Loïc Bonnevie, le team manager de l’équipe, insiste pour préciser que Driss avait la consigne d’aller se coucher quand il le souhaitait. Mais la tenacité marocaine, il la connait bien : deux nationaux travaillent déjà au sein de l’équipe. Un community manager, rencontré à Erfoud avant la course lors de la préparation, mais aussi Mohamed Amdyaze : «Cela fait deux ans que Momo est avec nous sur le championnat du monde. Il a participé au Dakar, en Afrique du Sud et bien sûr au Maroc. On aimerait l’emmener sur les autres course, mais aussi qu’il vienne en France participer à l’atelier aux préparations de course, mais ses déplacements sont encore limités en raison des visas nécessaires. On l’a rencontré sur une course au Maroc, il venait proposer ses services et on a vu que c’était un gars sérieux et efficace. C’est devenu un atout pour le team. On développe le côté international chez BBR, on avait 14 nationalités dans le staff sur le dernier Dakar. Il comprend l’anglais et l’espagnol, il parle parfaitement le français et l’arabe. Ici, c’est un relais indispensable pour la vie quotidienne du team, et aussi sur le Dakar avec l’arabe que nous ne maitrisons pas. Il occupe le poste de «tyreman», c’est-à-dire qu’il gère les pneus et la relation avec BF Goodrich. Et quand il y a un petit coup de bourre, il travaille sur les autos de course». Mohamed étaient à la manœuvre juste derrière le team manager lorsqu’il prononçait ces mots, concentré sur un changement de triangle diagnostiqué à quelques minutes du départ. Driss n’en avait pas fini avec sa «journée d’intégration» ! |
| ENTREE TRIOMPHALE |
| Déjà en tête de la catégorie Rally3 avec une avance confortable après seulement deux jours, Albert Martin a l’honneur d’être le tout premier pilote à participer à une manche du W2RC au guidon d’une Triumph 450. |
| «Je suis ami avec certaines des personnes qui ont contribué au développement de cette moto d’enduro et j’ai toujours aimé la piloter. Le moteur est puissant et le châssis ainsi que la suspension sont très rassurants. À part un réservoir de carburant plus grand et une tour de navigation RebelX, elle est entièrement de série. En tant que moto d’enduro pure, elle n’est évidemment pas aussi stable qu’une moto de rallye à part entière, mais avec la limitation de vitesse en vigueur dans la catégorie Rally3, ce n’est pas vraiment un problème. Je bénéficie d’un peu de soutien de la part de Triumph Espagne et également du Royaume-Uni, ce que j’apprécie beaucoup, mais ma participation est une initiative purement personnelle. Je n’ai aucune idée si Triumph prévoit de s’engager dans le rallye-raid à l’avenir». |
| LE RALLYE OLA ENERGY DU MAROC ET MOI |
| Kay Huzink |
| Animateur du dernier Dakar chez les camions (7e final), Kay a quitté l’Arabie Saoudite en remportant la dernière étape. Ses participations sur le Rallye du Maroc ont été plus mouvementées. Le Néerlandais de 29 ans débarque cette année avec un nouveau camion, celui des ateliers De Rooy de son plat pays. |
| Ta première fois ici… En 2022, j’étais au départ du Rallye du Maroc en SSV, c’était mon premier rallye-raid. Mon oncle courait en camion, je l’avais accompagné. C’était mes débuts. En 2024, c’est aussi ici que j’ai fait mes débuts en camion à mon tour. |
| Ta dernière participation… L’an dernier, nous nous sommes couchés sur le côté dans l’étape 2 ou 3. Dans la 4, nous avons tapé dans une saignée et mes deux équipiers se sont blessés au dos, nous forçant à quitter la course. On revient cette année au sein d’une nouvelle équipe, De Rooy. Ce sera notre deuxième course avec eux. On vient pour voir où on se situe face à des concurrents comme Martin Macik, Mitchel Van Den Brink ou encore Martin Soltys. |
| L’ETAPE DE DEMAIN VUE PAR MARC COMA : «PLUS DE PISTES SABLONNEUSES» |
| «On change complètement de scénario avec la troisième étape. On est sur un terrain beaucoup plus roulant. On a cherché plus de pistes sablonneuses. C’est une spéciale sans grandes difficultés, c’est pourquoi on a augmenté le kilométrage de ce secteur sélectif. C’est une belle journée avec les dunes de Merzouga et d’autres plus au sud. Pour les motards, c’est aussi dans cette étape qu’ils vont commencer à avoir des petites déviations spécifiques.» |
| PROGRAMME |
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| – jeudi 1er octobre : étape 3 – Zagora-Zagora (total : 592 km / spéciale : 364 km) |
| – vendredi 2 octobre : étape 4 – Zagora-Zagora (total : 516 km FIA – 453 km FIM / spéciale : 384 km FIA – 321 km FIM) |
| – samedi 3 octobre : étape 5 – Zagora-Zagora (total : 357 km / spéciale : 259 km) |
| 18h : conférence de presse d’après course19h30 : cérémonie de remise des prix (bivouac Zagora) |



