
Le parcours du Dakar 2027, qui se tiendra du 1er au 15 janvier prochains, a été dévoilé à l’Institut du Monde Arabe à Paris par David Castera, en présence de nombreux pilotes et copilotes prêts à relever le défi. Pour sa 49e édition, la 8e en Arabie saoudite, le rallye-raid le plus prisé de la planète propose un parcours varié comprenant trois étapes totalement inédites, tourné vers la mer Rouge avec départ et arrivée à King Abdullah Economic City… et le plus gros kilométrage de spéciales sur la période saoudienne (5 320 km), entamée en 2020.
Les candidatures d’inscription pour le Dakar ouvrent aujourd’hui, en même temps que celles du Dakar Classic. Pour sa 7e édition, le règlement a été aménagé pour assurer davantage d’équité au sein des catégories de véhicules historiques.
Dans le même mouvement, le Prince Khalid Bin Sultan Al-Abdullah Al-Faisal, président de la Fédération Saoudienne des sports mécaniques, a donné le coup d’envoi d’une sélection en vue de la troisième académie Saudi Next Gen, qui a vocation à faire émerger de jeunes talents sur le Dakar.
Le format du challenge Dakar Future Mission 1000, qui accueillera de nouveaux projets innovants en 2027, sera modifié pour emmener ces pionniers vers davantage de performance, sur les plans technologique et sportif.
L’exploration continue. Plusieurs dizaines de milliers de kilomètres ont été parcourus en Arabie saoudite depuis 2020. Une paille, en comparaison de ce qui reste à découvrir du plus grand pays du Moyen-Orient, dont les territoires réservent des surprises à l’infini. Posé sur une carte, le tracé de la 49e édition s’étend sur un périmètre à première vue « modeste ».
En y regardant de plus près, le Dakar 2027 propose tout simplement le kilométrage de spéciales le plus élevé de l’ère saoudienne. Et de loin, puisque les concurrents seront chronométrés sur 5 320 km, alors que la barre symbolique des 5 000 bornes n’avait pas encore été approchée jusqu’alors (4 903 km en 2025). Le trompe-l’œil ne s’arrête pas là, puisque le niveau de variété des terrains dépasse également les références précédentes.
Dans cette boucle gigantesque à effectuer entre le départ et l’arrivée à King Abdullah Economic City, les pilotes et équipages seront saisis par la diversité des paysages à visiter chaque jour, mais aussi par les changements de décor, et donc de contraintes techniques, qui surviendront souvent au cœur même des étapes. Le rallye-raid exige cette capacité permanente d’adaptation et reste surtout le défi ultime en termes d’endurance : une nuit en bivouac-refuge et une étape marathon plus classique rappelleront à chacun que la gestion physique comme mécanique est le paramètre essentiel de la réussite. Côté technique, la proportion de sables en tous genres, sensiblement plus élevée qu’en janvier dernier, rassurera les plus anxieux quant à leur rapport aux cailloux, moins nombreux cette fois-ci.
Luciano Benavides, vainqueur moto du Dakar 2026 :
« J’aime beaucoup le principe d’avoir un Dakar plus long, car cela signifie que les pilotes les mieux préparés physiquement et mentalement seront les plus en forme dans le final, et ça me plaît. Je suis un pilote qui préfère les longues journées. J’apprécie aussi le système avec deux étapes « marathon », et le fait d’avoir la deuxième en fin de course rendra les choses encore plus intéressantes. Il y aura moins d’informations, de stratégies, ce qui peut rendre la course encore plus palpitante. Ce sera une très belle édition, et ce parcours annoncé plus long, avec plus de sable, me donne hâte de retourner en Arabie Saoudite pour défendre mon titre, sachant que cette course n’est pas jouée avant le dernier kilomètre. »
Mitchel van den Brink :
« Quand je regarde ces étapes, j’aime vraiment le paysage pour être honnête. Être dans un camion offre beaucoup de visibilité et j’aime vraiment ce type de terrain. On a un sentiment de travail inachevé. Lors des trois dernières éditions, nous avons terminé sur le podium. On était très proches lors de la dernière édition jusqu’à l’étape 10, puis on a fait une erreur à cause d’un problème technique. Donc bien sûr, on reviendra dans la catégorie camion pour atteindre notre objectif, et c’est de gagner. »
Xavier de Soultrait :
« J’ai tenté ma chance en moto pendant dix ans, mais je n’ai pas réussi à gagner. Par contre, nous avons réussi à nous imposer avec Polaris il y a deux ans en catégorie SSV. Ce type de véhicule est en réalité assez proche de la série, ce qui nous permet d’être performants, rapides, et de voir sur les longues distances à quel point elle tient sur les étapes. Nous sommes prêts. Nous allons nous battre à nouveau avec mon coéquipier, contre la concurrence, mais aussi contre nous-mêmes. »
Guillaume De Mévius :
« C’est la première fois que je viens physiquement à la présentation du parcours, ça motive et ça nous redonne des frissons quand on voit toutes les vidéos et le parcours de l’année prochaine. L’an dernier c’était une édition très forte humainement, de mon point de vue la plus forte que j’ai vécu. Mon objectif maintenant, c’est d’être dans le top-3 ou top-5 chaque année et d’essayer de me battre pour la victoire. Concernant ce parcours 2027, moi j’aime bien les cailloux, l’aspect crevaison dans le monde des voitures, c’est vraiment un sujet pas facile à gérer. Je pense que ça va être une longue et très belle édition, et je pense qu’on aura de belles surprises. »
Adrien Van Beveren :
« Sur le papier, ce parcours peut me correspondre plus qu’un autre. Il y a du sable quasiment tous les jours et même des étapes 100 % dunes, ce qui est idéal pour moi. J’ai commencé le Dakar en 2016, donc ça va être le 12e et je me dis que ça passe très vite. Il y a quelque chose qui a changé en moi sur cette fin de Dakar 2026. J’ai réalisé à quel point c’était incroyable de participer au Dakar. C’est quand même puissant ce qu’on vit et je réalise vraiment en étant ici la chance qu’on a de participer à cette odyssée. »

